C'est elle qui te répond quand tu parles sur falaí. Marina est un personnage : une intelligence artificielle, avec un accent, un vocabulaire et des habitudes de langage choisis avec soin. Voici lesquels, et pourquoi.
Il n'existe pas d'accent brésilien neutre. Un Pauliste, un Mineiro, un Gaúcho et un Baiano ne prononcent pas la même langue de la même façon, et choisir « le brésilien standard » revient toujours à choisir l'accent de quelque part sans le dire. Autant l'assumer.
Le carioca a un avantage pratique : c'est l'accent que l'on entend le plus dans les novelas, la musique et une grande partie de ce qui s'exporte du Brésil. C'est aussi celui de Rio, la ville où atterrissent la plupart des francophones qui découvrent le pays. Le comprendre, c'est comprendre une bonne moitié de ce qu'on entendra sur place.
Le registre de Marina a été calibré puis relu par une Brésilienne, sur un critère simple : est-ce qu'une carioca sympathique dirait ça à un ami étranger ? Le résultat se tient entre deux écueils : le portugais de manuel, que personne ne parle, et l'argot de rue, qu'un apprenant ne devrait pas récupérer sans savoir à qui il s'adresse.
D'une session à l'autre, Marina garde une fiche : ton niveau, ce sur quoi tu butes, les sujets qui reviennent, les expressions que tu as mises de côté. C'est ce qui distingue une vraie pratique d'une suite de conversations sans mémoire : elle peut replacer volontairement une expression que tu as apprise la semaine dernière pour voir si elle est acquise.
Ces données t'appartiennent : elles sont stockées dans l'Union européenne, exportables et supprimables à tout moment. Le détail est sur la page confidentialité.